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  • Jean Marc

Mercredi 03/03/2021





Le 81eme jour du reste de ma traversée.


C’est la guerre, non pas la guerre des boutons ou la guerre selon le covid-19, ou encore à voir ma bobine la guerre des coiffeurs, non c’est la guerre des 500 ! Quarante-huit heures de rame avec une nuit des plus éprouvantes.


Les courants me jouent de vilains tours, après avoir lutté contre le vent (Eole était en pleine forme), après avoir ramé au début et malgré le fait que j’essayais de contrer l'inertie, la fatigue m’a surpris. En effet, pour preuve je me suis réveillé sur mon banc de rame par un brusque mouvement du bateau, je m’étais tout simplement endormi à mon poste de travail. Conséquence, quelques kilomètres de trop perdus au sud. Dès ce brusque réveil, je me suis forcé à revenir sur mes pas, enfin sur mes coups de rame, devrais-je dire. Après une heure de bataille acharnée, je dépose les armes, enfin les rames devrais-je dire, ce qui nous fait un joli palindrome.


Je suis sérieusement fatigué, plus vraiment de force dans les bras, le dos, les jambes. J’entends les bien-pensants me dire « allez courage, c’est dans la tête que ça se passe, au mental » et bien je vous dirai : « NON, quand il n’y a plus d’essence dans la machine, tu ne peux plus avancer ».


J’invite tout le monde à lire ‘Tragédie sur l’Everest’ sur Rob Hall qui était un guide de montagne néo-zélandais, bouquin dans lequel est relatée son expédition qui l’a amené, lui ainsi que quatre autres alpinistes à mourir d’épuisement, malgré une volonté farouche de s’en sortir. Je vous rassure, je n’en suis pas là, heureusement, mais mon corps, lui a besoin de récupérer.





Un providentiel vent d’Est doit arriver, qu’il se dépêche, sinon la nuit suivante s’annonce délicate à gérer. Côté chiffres, 31 milles de parcourus, ma moyenne est de 1.3 nœuds. Martinique, ne bouge pas, j’arrive, bientôt.


@ suivre..

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